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Pourquoi es-tu végé?


Beaucoup se pose la question; la famille, les amis. Il y a de plus en plus de végan, végétarien, de végétalien en ce monde et pourquoi pas toi?

Certains diront :

C’est un mouvement ou quoi?

Un mouvement? Oui, ce l’est si on parle du fait que comme un mouvement, on ne stagne pas. On va de l’avant en changeant nos habitudes alimentaires pour des raisons éthiques, environnementales, de santé. On s’encourage, se regroupe, car ce n’est pas une chose facile en soi. Ce qui nous motivent, c’est le sentiment de bien-être quand on va sur une ferme caresser les animaux, devant les scandales d’abattoir inhumain sur Facebook, à la télé, à la radio. Le fait qu’on n’aille pas besoin de se fermer les yeux et les oreilles, ils sont grands ouverts tout comme notre esprit. La satisfaction de se dire, qu’on ne participe pas à cette tuerie; celle de la terre, de notre santé et de nos enfants. Celle des animaux dont leurs vies sont entre nos mains lorsqu’on l’achète au supermarché.

Et si je décrivais les raisons d’un mode alimentaire végétarien ou végétalien, histoire de vous éclairer?

  • Raisons éthiques

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Et si on te demandais demain matin, d’abattre ce mouton, auquel tes enfants ont caressés toute la matinée, et cela devant eux, le ferais-tu? 

Certainement pas.

C’est un image qui fait mal au cœur, mais elle porte à réflexion. Tu te cacherais pour le tuer et tu ne le diras pas à tes enfants d’où provient cette viande qui est dans leurs assiettes.  Ce geste est beaucoup trop violent, déstabilisant à leurs jeunes âges. Ou bien, seras-tu plutôt celui qui refusera, l’arme tendue, souhaitant lui rendre la vie sauve?

Et bien ce qui se passe en élevage intensif est pire que de tuer un animal à mains nus, libre se promenant dans les près. Les animaux d’élevage n’auront pas connus ce que c’est la liberté. Ils voient des barreaux devant et derrière eux à longueur de journée, les mères ne peuvent pas protéger leurs petits, les câliner. Ils sont élevés dans la peur et ils savent très bien ce qui les attendent quand ils vont sortir pour une des rares fois de leur existence à l’extérieur, quand ils vont voir la lumière du jour et c’est la mort, l’abattage. Les crochets à leurs pattes arrières, la froideur du métal et les coup de couteaux rotatifs.

Ils ont des émotions tout comme nous, ils ne peuvent simplement pas communiquer avec des mots. Leurs visages, leurs gémissements, leurs craintes en disent beaucoup.

Est-ce une nécessité de les tuer pour se nourrir? Oh non et la majorité des gens savent qu’une alimentation diversifiée en légumineuses, légumes et fruits suffit amplement et davantage.

Les hommes obsédés par l’argent sont tellement lâches qu’ils ne tuent même pas à mains nus. C’est leurs machines qui font le travail et leurs employés. Une vrai usine! Les grosses entreprises s’enrichissent sur la vie animale, c’est un business qui rapportent. La demande est là. Nous sommes la demande. Nous consommons 5 fois plus de viande que dans les années 50. On peut compter sur nos doigts les exportateurs principaux de viandes qui vendent partout à travers le globe. Et nous savons très bien que c’est davantage dans les pays industrialisés, comme le notre ou bien des dirigeants installées dans des pays en voie de développement où la main d’œuvre est accessible et la législation moindre pour se graisser la patte.   Et ces entreprises ont besoin de beaucoup de viande et ce, de partout pour assouvir la demande. Les animaux envoyés à l’abattoir sont désormais de plus en plus gros et de plus en plus jeune. Par exemple, les porcs abattus en 1970 pesaient 67kg, alors qu’aujourd’hui on y rajoute 33kg de plus à la balance. Ils imposent aux éleveurs des quotas, toujours plus élevés pour augmenter la production. De la nourriture enrichie, des vaccins d’antibiotique et des hormones de croissance. Des espaces toujours plus restreints et contraignants pour les animaux pour ainsi augmenter la quantité de tête et de viande.

  • Raisons environnementales

Le choix de notre mode alimentaire a bel et bien un impact direct sur l’environnement. Pour produire 1 kilo de viande, par exemple le bœuf, il faut 15 500L d’eau. Pour un cochon 4 900L. Alors que pour 1kg de carotte, nous avons besoin simplement de 131L. L’élevage représente à elle seule 14,5% des émissions de gaz à effet de serre mondiales, dont 9,7% pour l’élevage bovine selon l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture. Légèrement plus que le domaine des transports. Ainsi que 50% des émissions de protoxyde d’azote et de méthane provenant des bovins, gaz dont le potentiel de réchauffement est 25 à 300 fois supérieur à celui du CO2 !

Et il faut les engraisser ces millions de bêtes. Manger de l’herbe, c’est méthode du passé . Il faut qu’ils engraissent davantage et plus rapidement. Ils sont nourris au blé, au maïs ou au soja OGM. Et c’est pour cette raison que 70% des terres agricoles sont aujourd’hui destinées à nourrir les animaux plutôt que les humains dans le besoin. Plus la demande est grande, plus ces terres agricoles dédiées aux animaux s’étendent. L’agriculture est responsable de 70% de la déforestation dans le monde.

Les élevages industrielles contribuent aussi à la pollution de eau, en raison du phosphore et du nitrate provenant de l’épandage de fumier et de lisier. Les rejets d’engrais et de pesticides contaminent aussi l’environnement.

L’environnement où nous vivons, respirons qui s’épuise à petit feu..

Vidéo à visionner sans compromis!

  • Raisons en lien avec la santé

L’élevage augmente les risques infections dû à la quantité énorme d’animaux élevés en confinement, dotés d’une variabilité génétique très pauvre et soumis à une croissance rapide. Ce qui créé des conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouvelles maladies. Vous avez sûrement entendu parler ou contracter une grippe aviaire, bactéries E. coli, listeria, etc. Selon un rapport de la FAO, Food and Agriculture Organization, il n’est pas surprenant que les trois-quarts des nouveaux pathogènes ayant affectés les humains dans les 10 dernières années proviennent des animaux ou des produits animaux.

Viandes-antibiotiques
Accroissement de l’antibiorésistance
Comme l’élevage sont propices aux maladies infectieuses, comme on l’a vu plus haut. Les éleveurs sont obligés d’utiliser beaucoup d’antibiotiques pour soigner les animaux et ainsi éviter que les bactéries se retrouvent dans nos assiettes et fasse un scandale médiatique. Et plus ils en utilisent pour un animal, plus le système de la bête devient résistant aux antibiotiques et plus l’infection est difficile à gérer. Les éleveurs ont de plus en plus recours aux antibiotiques dit « de dernière ligne« , ceux qu’on utilise que quand les antibiotiques classiques ont échoués.

Nous mangeons la viande et nous absorbons non seulement les nutriments qui en contiennent, mais aussi les doses médicamenteuses utilisées, les hormones de croissance. Nous devenons à notre tour résistant tout comme les animaux aux antibiotiques. Nous voyons apparaître de plus en plus d’infections résistantes aux antibiotiques, par exemple le SARM, C. Difficile ou ERV, qu’on classifie aussi d’infection nosocomiale. En définition, c’est des infections qu’on contracte plus souvent en milieu hospitaliers qui n’est pas directement en lien avec l’affection pour lequel on est hospitalisé. Ils se transmettent par le contact direct, soit mains contaminées à une porte d’entrée à l’organisme comme les plaies, bouche, yeux, etc.

Un rapport récent, datant de 2015, du Ministère de l’agriculture nous invitent à nous préparer à un monde sans antibiotique à l’horizon 2030. Le directeur adjoint de l’OMS estime ainsi que mourir des suites d’une infection banale ou d’une blessure mineure pourrait bientôt redevenir une réalité courante. Dans la même optique, une récente étude britannique estime qu’en 2050 le risque lié aux antibiorésistances pourrait conduire à la perte annuelle de 10 millions de vies humaines, mondialement.

 

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L’aquaculture

Oh d’accord, je ne mangerai plus de viande alors, seulement du poisson!

Je comprend le raisonnement, mais je suis désolée de t’apprendre qu’en plus des ravages de la pêche sur la faune aquatique et sur les écosystèmes, il est venu s’ajouter l’aquaculture. Ce mode d’élevage représente 42% de la production totale de poisson. Or, l’aquaculture utilise des produits chimiques, des engrais, antibiotiques qui sont nocifs alors que les contrôles sont très limités. D’après les données de l’Agence norvégienne de contrôle de la pollution, les rejets d’une ferme piscicole de moyenne importance produisant 3 120 tonnes de saumons sont équivalents aux rejets d’une ville de 50 000 habitants! Est-ce mieux de manger du poisson?

 

 

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Consommation de produits animaux et santé humaine
Et l’impact direct sur la santé, sur notre corps? Comme vous le savez sûrement la surconsommation de viande est nocive pour la santé, en particulier la viande rouge. Elle tend à augmenter le risque de certaines maladies (comme le cancer du côlon, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité ou le diabète de type 2) et plus généralement augmente la mortalité. L’OMS a officiellement classé en 2015, la viande rouge parmi les cancérigènes probables chez l’humain et les viandes transformées (charcuteries, croquettes, corned-beef, « cordon bleus », etc.) parmi les cancérigènes certains chez l’humain.

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La consommation de produits animaux n’est nullement nécessaire. L’Association des diététiciens Américains a établit que :

« les alimentations végétariennes bien conçues (y compris végétaliennes) sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et peuvent être bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. Les alimentations végétariennes bien conçues sont appropriées à tous les âges de la vie, y compris pendant la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, ainsi que pour les sportifs »

 

Si nous végétalisons notre alimentation, nous arriverons à un monde où les gens seront en meilleure santé et n’auront plus, par leurs impôts, à combler des déficits d’assurance-maladie. Cela en vaut la peine. C’est un pensez-y bien! Faite le pour nos amis les animaux!

En plus d’avoir un éventail énorme de recette, des plus variées. Je vous invite à écrire recette végétarienne sur votre barre de recherche, à vous informer! Vous allez être surpris des mille et une possibilités! J’espère que cet article a pu vous faire ouvrir les yeux et l’esprit sur cette dure réalité.

Bon succès dans ce virage alimentaire qui vous apportera que bénéfice et le plus important, un virage qui vous permet de respecter ces animaux, de prendre parole pour eux! ÉTHIQUE-COMPASSION-RESPECT-NON-VIOLENCE , pour la planète, pour les animaux, pour notre santé, pour la justice!

Et je vous invite à commenter, partager votre opinion, un récit! Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ce changement ? Vous voulez avoir des renseignements sur des sujets qui vous tracassent? Vous voulez partager des liens de livres, documentaires qui vous ont marqués? Écrivez-moi! 🙂

Voici 10 bonnes raisons de devenir végétalien

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Liens: Raisons environnementalesRaisons en lien avec la santé


 

Documentaire à visionner:

Les alimenteurs de Robert Kenner

Vu du Ciel, des lions et des hommes, de Yann Arthus-Bertrand

Livres incontournables:

Demain, il sera trop tard, de Lucie Pagé


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Dans la même lutte : Les usines à lait, le lait et ma santé

 

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